Préparer son trek
Comment calculer la difficulté d'un trek
La méthode simple pour savoir si un itinéraire correspond à votre niveau, avant de partir.
Distance et dénivelé : deux chiffres insuffisants
La fiche technique d'un trek vous donne toujours deux valeurs globales : la distance totale et le dénivelé positif cumulé. Ces chiffres sont nécessaires, mais insuffisants si vous les lisez sans les ramener à l'échelle d'une journée.
Un trek de 200 km avec 15 000 m D+ sur 15 jours n'a rien d'insurmontable si vous êtes en bonne condition physique. Le même trek tenté en 7 jours devient extrêmement exigeant. La difficulté réelle d'un trek, c'est la charge par jour — pas les totaux.
Le calculateur
Entrez les données de votre trek (disponibles sur le topoguide, le site du PNFF, ou la fiche officielle du sentier) et le nombre de jours que vous prévoyez.
Calculer la charge journalière
Entrez les données du topoguide ou du site officiel du trek.
Les valeurs de référence
Journée accessible
≤ 20 km · ≤ 1 000 m D+
Convient aux débutants avec préparation minimale
Journée standard alpine
20–25 km · 1 000–1 500 m D+
Norme pour un randonneur intermédiaire entraîné
Journée exigeante
≥ 28 km · ≥ 1 600 m D+
Demande une condition physique sportive ou un allègement du sac
Ces valeurs supposent un terrain roulant et balisé. Sur terrain rocheux (GR20), calcaires (Vercors) ou avec passages techniques, divisez mentalement votre capacité par 1,5 à 2.
Ce que les chiffres ne disent pas
Le type de terrain change tout. Deux treks avec exactement les mêmes chiffres (25 km, 1 200 m D+) peuvent avoir des niveaux de difficulté radicalement différents selon :
- —Le terrain : sentier forestier vs granit en dévers. La vitesse peut être réduite de moitié sur terrain rocheux.
- —Les passages techniques : câbles, échelles, pierriers instables. Ils ralentissent et fatiguent davantage que les chiffres ne le suggèrent.
- —L'altitude : au-dessus de 2 000 m, l'effort perçu augmente même si le profil reste identique.
- —La durée totale : une étape de 25 km au jour 1 est très différente de la même étape au jour 12, avec la fatigue accumulée.
Exemple : le GR20
180 km, 11 000 m D+ sur 14 jours donnent une moyenne de 12,9 km/j et 785 m D+/j. Des chiffres qui semblent raisonnables. Mais le GR20 est considéré comme le trek le plus difficile d'Europe, et ces moyennes ne disent rien de :
- — la première étape avec 1 370 m D+ sur terrain granit dès le premier jour ;
- — les passages câblés et les échelles métalliques ;
- — l'absence de sentier roulant sur la quasi-totalité du parcours ;
- — la chaleur corse en juillet (40°C sur les crêtes exposées).
Les chiffres bruts sous-estiment systématiquement la difficulté du GR20. C'est précisément pourquoi il ne faut pas choisir ce trek sur la base des seules données topoguide.
Planificateur GR20
Appliquez cette méthode au GR20
Notre planificateur prend en compte votre niveau, votre rythme et la saison pour construire un itinéraire réaliste.
Planifier mon GR20 →